mardi 24 avril 2018

LES DEUX PENTAGRAMMES


25/04/2018 : Erratum et addendum sur la lettre SHIN. Les parties modifiées ont été mises en caractères bleus et sont au début de cet article.


Le pentagramme avec une seule pointe vers le haut représente ce que la gnose appelle le "microcosme" ou Horus. L'Esprit, pointe du haut du pentagramme est "l'éther" ou "la quintessence" en alchimie. C'est le symbole d'Horus synthétisant les quatre éléments en un élément nouveau, lui-même, nommé Éther. La lettre symbolisant l'Ether est le Shin hébreu, ayant pour équivalent le S français dit wikipedia. 


Dans l'alphabet sacré hébreu, shin correspond bien à S pour sa place car il vient après la lettre Resh (R). Mais il se prononce CH et non S. C'est samek, 15e lettre, qui se prononce S.


Fabre d'Olivet donne pour équivalent au Shin le son SH (voir le tableau des équivalences en lettres bleues, dans l'article sur la langue des oiseaux). Il réserve le S français et latin pour être l'équivalent de la lettre Samek, 15e lettre de l'alphabet hébreu, à laquelle correspond la 15e carte du tarot nommée le Baphomet, symbolisant, me semble-t-il, Jésus lors de l'oeuvre au jaune, quand la présence réelle est sur le point de disparaître lorsque la parcelle d'hostie est en train de fondre dans le sang isiaque, lors des messes sacrilèges faussement chrétiennes. 

Dans un cours de langue des oiseaux auquel j'ai assisté, le professeur expliquait en langue des oiseaux que la lettre S "bougeait dans tous les sens" et était "une lettre double", ce qui pourrait sous-entendre la nature androgyne du shin. Cela peut également sous-entendre une nature ambivalente de la lettre, symbolisant Jahvé ou Horus, suivant le contexte. En effet, il y a des articles kabbalistes qui présentent le shin comme le symbole de la trinité masculine. Je pense que, au moins dans le cadre du pentagramme, il faut retenir l'interprétation de Spartakus Freeman à propos du shin. Il en fait un symbole féminin de la shekinah, (donc un symbole satanique isiaque, d'un point de vue chrétien non gnostique.)

Spartakus Freeman est le kabbaliste le plus célèbre d'internet en France et celui qui fait le plus autorité. Quand il dit que le shin actuel à trois branches représente "la shekinah", il signifie, je pense, qu'il représente le sang isiaque lors des messes sacrilèges.

shin à trois branches


Les kabbalistes attendent tous l'avènement d'une nouvelle lettre à leur alphabet, le shin avec quatre branches au lieu de trois. 

shin à quatre branches


Spartakus Freeman explique  dans un article sur le shin à quatre branches (que je mets en lien plus bas dans l'article) que celui-ci est l'union de Yesod (principe masculin, selon lui, symbolisé par la lettre iod) avec la Shekinah (principe féminin). Le "principe masculin" est Jésus ou Jahvé, en langue des oiseaux kabbaliste, mais je crois avoir lu également en langue des oiseaux des discours assimilant la lettre iod à Horus (chez Guénon notamment). Donc soit je me suis trompée concernant le iod, en lisant Guénon, soit celui-ci est une lettre ambivalente, ce qui est possible.

La shekinah étant le sang isiaque du calice des messes sacrilèges faussement chrétiennes au stade alchimique de "mercure simple", c'est-à-dire avant que l'hostie consacrée soit mise dedans, l'union de Jésus hostie-iod et de la shekinah donne l'oeuvre au blanc puis l'oeuvre au rouge une fois que la présence réelle a entièrement disparue. Le shin à quatre branches serait donc Horus-androgyne-oeuvre au rouge, devenu suffisamment puissant grâce aux multiples messes sacrilèges, pour devenir dieu et vaincre définitivement Jahvé. C'est ce que croient les kabbalistes, mais c'est faux. Le sacrilège n'affecte pas Jahvé et Jésus.

Spartakus dit également que le shin à 4 branches symbolise le Tétragrammaton (nom désignant le nom de Jahvé à l'origine, c'est-à-dire : Iod Hé Vau Hé), mais que ce Tétragrammaton est modifié en : Mem Tzadé Pé Tzadé. Il s'agit donc d'un nouveau dieu kabbaliste et non plus de Jahvé. Je pense qu'il s'agit de Satan-Horus devenu "dieu" à la place de Jahvé, lors de la fin du monde, selon la fausse croyance kabbaliste. Il faut cependant avoir en tête que la gnose utilise également le symbole actuel classique du tétragrammaton (lettres hébraïques Iod - Hé - Vau - Hé) pour symboliser l'androgyne (article à venir, quand j'aurai davantage étudié). Le nom de Jahvé est devenu ambivalent à cause de la kabbale.

Le même auteur dit que le shin à quatre branches symbolise les quatre matriarches : Sarah, Rebecca, Rachel, Léa. Je ne connais pas avec certitude la signification de "Rébecca" en langue des oiseaux. Ce nom signifie "sorcière" en kabbale et pourrait désigner la véritable Église chrétienne de Jésus. J'en ai certains indices que je dois encore étudier. Je ne sais donc pas encore si le nom de Rébecca est un symbole isiaque ou non. Par contre, Léa, Sarah et Rachel symbolisent Isis, en langue des oiseaux courante, j'en suis certaine. J'émets l'hypothèse que Rébecca pourrait être le même symbole que celui de Jésus-iod-principe masculin, rajouté en deuxième position dans le Shin à quatre branches. Ce serait la plus petite des quatre branches de la lettre. 

Je me suis donc trompée hier lorsque j'ai écrit que le shin à venir attendu par la kabbalistes avait quatre petites excroissances au lieu des trois qu'il a actuellement. J'avais mal compris la notion de branche. Il ne s'agit pas d'une petite excroissance supplémentaire mais d'une véritable branche supplémentaire, plus petite que les autres, cependant.

Je mets en lien sur mon blog l'article de Spartakus avec quelques commentaires pour rétablir la vérité lorsque c'est nécessaire.

Actuellement, s'il est vrai que le shin à trois branches symbolise bien l'éther, il symbolise alors le sang isiaque lors de l'oeuvre au rouge, après que l'hostie consacrée a fondu dedans, car c'est le sens du mot "éther" en alchimie. L'éther est un autre nom d'Isis ou Horus-Satan. 
Le shin est la lettre au dessus de la tête de l'homme cosmique-Horus, ci-dessous. 

NB : Le mot "esprit" est cependant ambivalent en langue des oiseaux, me semble-t-il, car il me semble qu'il symbolise parfois Jahvé.



Dans la planche ci-dessous, le shin symbolise le C et non le S. Cela a probablement des liens avec des interprétations nouvelles possibles en langue des oiseaux. Le C est une lettre ambivalente en kabbale. Il symbolise soit Jahvé, soit Horus-Isis, suivant le contexte. De cela, je suis sûre.





Pour les gnostiques à l'esprit christique, il y a un bon pentagramme, celui de gauche, représentant Horus-Satan et un mauvais pentagramme, celui de droite, représentant le Baphomet. Celui de droite est celui qu'utilisent les satanistes officiels. Celui de gauche est celui qu'utilisent les gnostiques de tous bords, dont certains veulent être charitables. Pour le vrai chrétien non gnostique, les deux symboles sont à proscrire et sont tous les deux satanistes. 

Il n'y a pas de bonne gnose et de mauvaise gnose, contrairement à ce que croient les gnostiques à l'esprit christique, particulièrement les traditionalistes auxquels leurs prêtres menteurs présentent encore la franc-maçonnerie comme venant de Jahvé. Il y a uniquement un démon menteur qui se présente sous un jour aimable pour ceux qui veulent faire le bien et qui se présente sous son aspect cruel pour eux qui sont prêts à faire le mal. 
Toutes les gnoses sont mauvaises et mènent les âmes en enfer car toutes proviennent du même démon homicide et menteur qui n'a qu'un seul but : perdre les âmes. 

Par contre, il y a des gnostiques de bonne volonté, qui veulent être justes et bons et sont trompés sur la nature de leur démon dont ils ignorent la méchanceté. Ils ont été élevés toute leur enfance dans la haine de Jahvé qui leur a été présenté sous le nom de Satan donc leur ignorance est compréhensible, et, s'ils n'ont étudié que superficiellement la kabbale, ils croient que c'est une religion de bienfaisance. 

Comment faire accéder les gnostiques à l'esprit christique à la vérité ?

Une façon pour eux d'accéder à la vérité est d'étudier tout d'abord pourquoi tant de kabbalistes officiels sont méchants et ce qu'ils croient réellement. Il est clair qu'ils pensent que la méchanceté et le crime seront récompensés. Puis, dans un second temps il faut étudier qui a raison et qui a tort : les gnostiques à l'esprit christiques ou les méchants, en allant étudier le côté sulfureux de la gnose. Le démon mentant tout le temps, chaque gnostique croit de lui une chose différente.


ARTICLE DE WIKIPEDIA SUR LE PENTAGRAMME

Source : wikipédia

IMPORTANT : Cet article de wikipedia est rédigé en langue des oiseaux kabbaliste, donc il ne faut pas prendre tout à la lettre. Je mets en gras et entre crochets certaines explications personnelles mais je ne maîtrise pas tous les termes de langue des oiseaux de cet article.



Pentagramme est, à l'origine, un terme qui concerne l'écriture. Il se réfère à un caractère calligraphié composés de cinq graphèmes élémentaires. Le signe de cantillation hébraïque chalchèlèt est un pentagramme.



Plus généralement, le mot pentagramme s'applique à un graphique ou un objet qui représente une figure à cinq éléments, telle une étoile à cinq branches, principalement utilisé en ésotérisme et en magie, disciplines qui reprennent dans le répertoire symbolique chrétien le pentagramme qui signifie les cinq plaies du Christ [ndlr : Il ne s'agit certainement pas des vraies plaies de Jésus. Il y a un symbolisme kabbaliste que je dois encore étudier]. Le pentagramme, avant d'être transformé en symbole magique par les films, signifie le féminin sacré [ndlr : Isis-Satan-Horus]. C'est le symbole du culte de la femme.[ndlr : culte kabbaliste du diable isiaque]



Mot

Dans son étymologie grecque, le mot « pentagramme » contient le préfixe penta- (πέντα) signifiant « cinq » et le suffixe -gramma (γράμμα) signifiant « lettre, caractère d'écriture ». En calligraphie, un pentagramme est donc un caractère composé de cinq éléments graphiques nommés graphèmes. Le signe de cantillation hébraïque nommé chalchèlèt est un exemple de pentagramme.
L'accent hébraïque chalchèlèt noté à l'aide d'un pentagramme :
ב֓

Le terme pentagramme s'applique aussi à la figure d'une étoile à cinq branches, désignée en latin par les termes pentagulum et pentaculum, mais aussi par les termes Signum pythagoricum (« Signe pythagoricien »), signum Hygae (signe d'Hygée, à partir du mot grec ὑγεία, « santé ») [Hygée est un nom grec et de langue des oiseaux ayant donné "hygiène", "propreté". C'est un des noms d'Isis. C'est une déesse.] ou encore signum salutatis (en latin : « signe de la salutation », entre pythagoriciens).

Espèces du pentagramme


Le Grand Pentacle.
  • Un pentacle (ou pantacle) est une amulette, pouvant parfois avoir 5 sommets. Le terme est fortement connoté de « magie ».
  • Un pentagramme est une étoile à cinq branches. On peut l'appeler aussi pentalpha dans la mesure où cette étoile est formée de cinq A enlacés.
  • Et un pentagone est une figure géométrique (polygone) à cinq côtés.
En symbolique, on différencie le pentagramme droit du pentagramme inversé. Ces deux orientations déterminent deux valeurs symboliques contraires. Le pentagramme droit (pointe en haut) représente l'esprit sur la matière [ndlr : Horus-Satan], le pentagramme inversé (pointe en bas) représente au contraire la matière sur l'esprit [ndlr : c'est-à-dire peut-être Jésus subissant le sacrilège ? Il est nommé Baphomet, dans l'oeuvre au jaune et cette étoile est dite celle du Baphomet]. L'amalgamme avec le Diable est souvent fait puisque le pentagramme inversé est également utilisé par les satanistes comme symbole de la tête de Baphomet.
En symbolique, on différencie aussi le pentagone régulier convexe (pointe en haut, avec lignes joignant les sommets) du pentagone régulier étoilé (le pentagramme classique, avec cinq lignes qui se croisent cinq fois)1. Ces deux formes déterminent deux significations symboliques complémentaires. L'étoilé représente plutôt l'Homme en acte, réalisé, subtil, initié, vibrant ; le convexe représente plutôt l'Homme en puissance, potentiel, grossier, profane, inerte. Dans les deux cas, c'est le microcosme, le petit monde naturel, l'Homme comme réduction du Monde, à la fois Nature et Esprit. Le Monde, lui, est figuré par l'hexagramme, ou sceau de Salomon, un hexagramme étoilé (six pointes). [ndlr : "monde" est un mot ambivalent signifiant tantôt Horus-Satan , tantôt Jésus. Ici, il s'agit d'Horus]
Éliphas Lévi reprend cette opposition traditionnelle, qui fait du pentagramme le symbole graphique du microcosme (l'Homme naturel) et de l'hexagramme (sceau de Salomon) le signe graphique du macrocosme (le tout, à la fois esprit et nature) :
« Le pentagramme est ce qu'on nomme, en kabbale, le signe du microcosme (…). Le grand symbole de Salomon (…) : l'unité du macrocosme se révèle par les deux points opposés des deux triangles… Le triangle de Salomon (…) : ces deux triangles, réunis en une seule figure, qui est celle d'une étoile à six rayons, forment le signe sacré du sceau de Salomon, l'étoile brillante du macrocosme »2.

Nœud pentagrammatique gravé sur un talisman
Diverses variantes existent pour le pentagramme étoilé. Il peut être inclus dans un cercle : on a alors le pentacle. Il peut être tracé avec des lignes qui, en se croisant, passent tantôt dessus tantôt dessous : on a alors le nœud pentagrammatique. Il peut donner aux angles la forme de la lettre alpha : on a alors le pentalpha. Il peut porter des flammes : on l'appelle alors « étoile flamboyante ».
Le pentagramme peut être gravé, dessiné ou brodé sur de petits supports variables et transportables sur soi, la figure peut exprimer des idées ou des êtres idéalisés. Le pentacle est censé faire entrer en « résonance » son porteur avec la puissance universelle figurée.

Pentagramme droit

Certains affirment qu'en Europe, ce serait un symbole païen en rapport direct avec le principe féminin universel ou Féminin sacré [ndlr : Isis] (les anciennes civilisations vouaient un culte à la nature et à la terre nourricière)[ndlr : termes désignant Isis en langue des oiseaux], qu'il aurait été dénaturé en symbole satanique par l'Église, afin d'éradiquer le paganisme et de convertir les populations au christianisme. [ndlr : non, c'est l'Église qui a été contaminée par les cultes païens et par la kabbale, depuis Constantin. C'est l'Église qui est devenue gnostique peu à peu via les Pères et Docteurs de l'Eglise, tous gnostiques, et via la contamination progressive des autorités.]
Cette théorie peut être nuancée :
  • Le flou du terme « symbole païen » : l'Europe n'est pas composée d'une civilisation « païenne » unique utilisant les mêmes symboles ;
  • L'absence totale de pentagrammes en dehors des ouvrages de magie, ce qui prouve qu'il ne s'agit que d'un symbolisme réservé à des groupes restreints utilisant une symbolique d'inspiration antique (pythagoricienne notamment) ;
  • Dans ce cadre, le symbolisme sexuel du pentagramme n'est pas celui de la féminité, mais de l'androgynie, [exact, puisqu'il s'agit d'Horus-oeuvre au rouge, résultant de l'union du Yin et du Yang, c'est-à-dire de l'union du sang isiaque avec une parcelle d'hostie consacrée dissoute dont la présence réelle a disparu, pour ne laisser que la présence satanique.] le nombre cinq signifiant, chez les pythagoriciens3, la somme du pair (féminin) et de l'impair (masculin), donc le mariage. [ ndlr : il existe cependant des nombres pairs symbolisant Jésus et des nombres impairs symbolisant Isis. Ce doit être donc uniquement la notion de "pair" et d'"impair" qui symbolisent respectivement Isis (féminin) et Jahvé (masculin)]

Pentagramme inversé

Il est utile d'apporter comme thèse que la cinquième branche représenterait l'esprit, l'âme ou une forme quelconque de spiritualité en tant que cinquième élément. Ainsi, la représenter en bas signifierait en fait principaliser soit le diable, soit le mal. On peut aussi y voir un rejet de la spiritualité et de son élévation, pour adopter une pensée plutôt matérialiste. Il y a aussi d'autres utilisations possibles en sorcellerie par exemple en cherchant à augmenter ses avoirs ou à matérialiser une pensée. L'idée qui y est associée est que l'énergie est posée sur le monde physique, plutôt que l'inverse (pentacle droit).

[ndlr : Il existe des évêques et des satanistes parfaitement méchants qui utilisent ce pentagramme du Baphomet. Ces personnes haïssent Jésus encore plus que les autres gnostiques et appellent au meurtre des chrétiens non gnostiques, voire également gnostiques. J'en déduis donc que le pentagramme a pour ces initiés une signification certainement occulte, blasphématoire pour Jésus, encore plus kabbaliste que le premier symbole. Certains font croire aux gnostiques à l'esprit christique qu'il s'agit d'un symbole exaltant Jahvé, mais c'est entièrement faux, vu la haine qu'ils lui portent. Les gnostiques ne cessent de se mentir entre eux.]

Il a aussi été utilisé en amulette par Gerald Gardner dans son mouvement wiccan pour représenter un membre qui pratique la sorcellerie. Les membres du premier degré portant le symbole à l'endroit, du second à l'envers. [ndlr :  Les gnostiques qui ont le symbole du pentagramme inversé sont plus sulfureux que les autres et plus dangereux et ouvertement méchants.]
Aussi, dans cette position, il représenterait Satan, le bouc dans le milieu satanique théiste, qui pourrait rappeler le dieu Baphomet dans d'autres organisations. En effet, il peut, avec un peu d'imagination, représenter la tête d'un bouc : les deux cornes (en haut), les oreilles pointues (latérales) et la barbichette (en bas). Le bouc est associé à la nature et au symbole masculin [ndlr : Jésus, Jahvé] (à l'opposé de la Déesse). Cependant, le dieu cornu est représenté dans un pentacle droit, mêlant le symbole des cinq éléments, 5 sens, et l'élévation spirituelle, avec les cornes de fertilité. Jamais avec un pentagramme inversé.

Figure géométrique


Le pentagramme ABCDE est obtenu à partir du pentagone convexe ADBEC.
Le pentagramme régulier est le pentagone étoilé de symbole de Schläfli {5/2}, ce qui signifie qu'il est obtenu en joignant, de deux en deux, les sommets d'un pentagone régulier convexe.
Cette figure est liée au nombre d'or φ et au triangle d'or. Dans le pentagramme, on peut déceler de nombreux triangles d'or acutangles (comme ceux formés par deux côtés et une diagonale) ou obtusangles (comme ceux formés par deux diagonales et un côté). Le découpage fait aussi apparaître de nouveaux triangles d'or dont la taille a été divisée par φ ainsi qu'un nouveau pentagone dont la taille est divisée par φ2.

Histoire


Pentagrammes positifs et négatifs ornant une synagogue.
On trouve des pentagrammes dès la préhistoire.
Le pentagramme apparaît en Mésopotamie vers 3000 avant notre ère, en tant que signe sumérien « UB » qui signifie « coin, angle, régions ». Dans la période du cunéiforme (vers 2600 avant notre ère), il représentait les cieux (« Kibratu » en akkadien) ainsi que les quatre directions de l’espace (avant, arrière, gauche, droite) ; la cinquième pointe représentant le « dessus ». Les quatre directions correspondraient aussi aux planètes alors connues : Jupiter, Mercure, Mars et Saturne ; Vénus (Ishtar, Ninanna et Inanna), la Reine des Cieux étant représentée par la pointe supérieure4.
Il semble que le pentagramme était le signe de reconnaissance entre initiés pythagoriciens (à partir de 530 av. J.-C.).
« Le divin Pythagore (…) ne mettait jamais en tête de ses lettres, ni 'joie' ni 'prospérité' ; il commençait toujours parHugiaine ! (υγεία Santé). (...) Voilà pourquoi le triple triangle enlacé, formé de cinq lignes [le pentagramme], qui servait de symbole à tous ceux de cette secte, était nommé par eux 'le signe de la santé' »5.

[ndlr : "santé" signifie "Isis" en langue des oiseaux. Il s'agit de la déesse Hygie ou Hygée.]
Dans le TiméePlaton associe les quatre éléments aux quatre polyèdres, dits solides platoniciens (cube/terre, icosaèdre/eau, octaèdre/air, tétraèdre/feu), et il donne au Tout la forme du dodécaèdre régulier (Phédon, 110b ; Timée, 55c). En joignant les cinq sommets du pentagone, on fait apparaître cinq triangles isocèles en forme d'étoiles à cinq branches : le pentagramme ou pentalpha6. Le dodécaèdre présente cinq angles de 108 degrés.
Euclide, dans ses Éléments de géométrie (vers 300 av. J.-C.), expose les propriétés du pentagramme et du décaèdre, dans les livres IV, 11 et XIII, 17.
Le pentagramme fut pour les gnostiques, le symbole des cinq éléments (espritterreeaufeu et air).
À l'époque du second Temple, le pentagramme est utilisé avec l'hexagramme ; on le trouve, sur un relief de la synagogue de Capharnaüm (II° ou III° s.), associé à un hexagramme et un svastika7.

Un exemple de pentagramme sur le baptistère de Split (Croatie) datant des premiers siècles de l'ère chrétienne
Au début du XIIIe siècleVillard de Honnecourt se servit du pentagramme comme d'un tracé harmonique, une sorte de grille pour dessiner des formes.
Dans les écrits de magie relevant soi-disant de Salomon (Clavicules de Salomon), à partir de 1245, à Paris, on trouve souvent le pentagramme, avec des noms de dieux et des caractères parfois tracés avec le sang8.

Étude de Léonard de Vinci sur le corps humain. « L’homme de Vitruve », vers 1492.
Vers 1492, Léonard de Vinci a représenté l'Homme comme un pentagramme (encore que les positions des membres semblent varier), dans son Étude de proportions du corps humain selon Vitruve.
Les plus célèbres représentations de l'homme-pentagramme se trouvent chez Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim dans son fameux livre sur la Philosophie occulte (1510, 1533).
Le pentacle joue un rôle très important dans la symbolique franc-maçonnique, en tant qu'« étoile flamboyante ». Les angles sont remplis de rayons (ou de flammes) et un « G » (dont les significations sont multiples) est inscrit au centre de l'étoile. Celle-ci représente la Lumière sacrée qui guide l'initié [ndlr : c'est-à-dire Horus-Satan] et avec laquelle il doit finir par se confondre.

Pentagramme et Homme : anthropologie

L'interprétation la plus courante et la plus universelle voit dans le pentagramme une figuration de l'homme avec ses cinq extrémités : deux bras, deux jambes, en haut la tête. Cette grille de lecture est particulièrement explicite dans les figurations où l'Homme est représenté jambes écartées et bras horizontaux.
Éliphas Lévi, champion du néo-occultisme, établit l'identité du pentagramme avec l'Homme et développe l'aspect magique [ndlr : l'Homme est ici Horus-Satan-OM-AUM-AVM, en langue des oiseaux, sachant que ce mot peut également signifier Jésus, dans un certain contexte. Dans ce cas, les gnostiques enlèvent le plus souvent la majuscule] :
« Adam, c'est le tétragramme humain... Le pentagramme exprime la domination de l'esprit sur les éléments, et c'est par ce signe qu'on enchaîne les démons de l'air, les esprits du feu, les spectres de l'eau et les fantômes de la terre... Le pentagramme est ce qu'on nomme, en kabbale, le signe du microcosme... Paracelse, ce novateur en magie qui a surpassé tous les autres initiés par les succès de réalisations obtenues par lui seul, affirme que toutes les figures magiques et tous les signes kabbalistiques des pentacles auxquels obéissent les esprits se réduisent à deux, qui sont la synthèse de tous les autres : le signe du macrocosme ou du sceau de Salomon et celui du microcosme, plus puissant encore que le premier, c'est-à-dire le pentagramme... »9
Omraam Mikhaël Aïvanhov établit aussi l'identité du pentagramme avec l'Homme et développe l'aspect moral, initiatique :
« Notre Maître en Bulgarie Peter Deunov nous disait que l'homme représente le pentagramme vivant et il nous a donné une règle. Le pentagramme représente l’homme parfait qui possède les cinq vertus parfaitement développées [sagesse, amour, vérité, justice, bonté]. À un autre point de vue, il représente aussi les cinq sens : toucher, goût, odorat, ouïe et vue »10.

Pentagramme et éléments : cosmologie

Le pentagramme, sans contradiction avec sa signification d'Homme, peut aussi porter la signification cosmique des divers éléments. L'Homme, alors, est mis en analogie avec le monde, et des correspondances s'établissent entre tête et esprit (ou éther), etc. C'est la théorie des analogies et correspondances. Selon Hildegarde de Bingen, dans son Livre des œuvres divines (1174), la tête correspond au feu, la poitrine à l'air, le ventre à la terre, molle et féconde, et les pieds à l'eau, car les fleuves coulent sur la terre.
[ndlr : Hildegarde était kabbaliste et sa canonisation sera annulée par le Saint Pape de la période Philadelphie qui suivra notre période historique, dite de l'Eglise de Sardes]
  • L'esprit, symbolisé sur le pentacle est associé aux transformations spirituelles, à la neutralité, à l'engendrement de la création (donc à l'engendrement des autres éléments). Il est soit conjoint avec le feu et l'eau, qui ensemble forment la majeure partie de la combustion cellulaire nécessaire à la vie, ou encore à la terre et l'air pour un système plus écologique. Considéré comme supérieur aux autres éléments, il déterminera par sa position supérieure l'orientation morale positive du détenteur. Il situe aussi l'énergie finale vers le macrocosme (ici comme étant l'univers). Il est à la fois masculin et féminin. [ndlr : l'androgyne est Horus, en langue des oiseaux alchimique, c'est la même chose que l'oeuvre au rouge, c'est-à-dire le sang isiaque qui a eu une parcelle d'hostie consacrée fondue en lui.]
  • Le feu (mâle) [ndlr : symbole de Jahvé] est généralement conjoint avec l'air et l'esprit pour renforcer le côté mâle, ou encore opposé latéralement à l'eau par la barre horizontale pour stabiliser; il représente l'action, la force, la puissance surtout destructrice.
  • L'air (mâle) [ndlr : l'air est aussi le symbole féminin d'Isis, car le vent est un symbole lilithien et signifie Isis en langue des oiseaux. cf. le canon symbolique "vent frais, vent du matin", signifiant Isis-Lilith], généralement conjoint avec le feu en opposition avec la terre pour stabiliser l'énergie, il représente le raisonnement actif, l'intelligence, la puissance surtout créatrice. Il peut aussi être conjoint avec l'eau et l'esprit.
  • L'eau (femelle) [ndlr : symbole isiaque incontesté], généralement conjointe avec la terre et l'esprit pour renforcer le côté féminin, elle représente la passivité, la douceur, la magie et la puissance surtout magique.
  • La terre (femelle) [ndlr : en alchimie, la terre est assez souvent le symbole de l'hostie consacrée. C'est un symbole ambivalent] représente le raisonnement passif, l'endurance et la solidité, la puissance surtout absorbante et physique, et l'amour.

Littérature

  • Dan Brown, le Da Vinci Code : Le conservateur du musée du Louvre, avant sa mort, se trace un pentagramme sur le corps. Le policier chargé de l'enquête l'interprète comme un symbole de Satan. Le spécialiste en symbolique auquel il fait appel l'interprète comme un symbole féminin, en rapport avec le paganisme, seulement plus tard transformé en symbole satanique par l'Église (chapitre 6).
  • Les ailes d'Alexanne : le Faucheur l'utilise pour piéger les alliés d'Alexei et des Kalinovsky
  • Dans Yu-Gi-Oh!, Yûgi possède la Carte "La Malédiction du Pentagramme".

  • Dans Black Butler, Ciel a le pentagramme inscrit sur son œil droit et Sebastian sur sa main gauche. [ndlr : voici les images. Je ne sais pas encore qui symbolise qui. Il est "normal" que Sebastian ait un pentagramme sur sa main gauche puisque le bras gauche symbolise Binah-Isis. Sebastian est un nom symbolisant Jésus, je crois, et "ciel" symbolise normalement Horus ou Isis. Il est borgne de l’œil droit et normalement ce symbole se rapporte à Jésus. Donc je ne sais pas. Il faudrait regarder le film pour savoir et je n'en ai pas le temps pour le moment.] :
Ciel

Sebastian Michaelis

Bibliographie

  • Emmanuel Dufour-KowalskiSymbolique du pentagramme : suivi du Pentagramma Veneris, Genève, Slatkine, coll. « Nouvelle Bibliothèque Initiatique » (no 3), , 101 p. (ISBN 978-2-051-02442-6)
  • Chevalier (Jean), Gheerbrant (Alain), Dictionnaire des symboles, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1997, p. 739-740.
  • Biedermann (Hans), Encyclopédie des symboles, Le Livre de Poche, La Pochothèque, 1989, p. 515-517.
  • J. Marquès-Rivière, Amulettes, talismans et pantacles, Payot, 1950.
  • Hrant Arakelian. The History of the Pentagram, Ch. 6 in Mathematics and History of the Golden Section, p. 207-270, Logos 2014, 404 p. (ISBN 978-5-98704-663-0) (rus.).

Notes et références

  1.  Pierre A. RiffardDictionnaire de l'ésotérisme, Paris, Payot,  (ISBN 978-2-228-13270-1)p. 252, 256-257.
  2.  Éliphas Lévi, Dogme et rituel de la haute magie (1854-1861), in Secrets de la magie, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2000, p. 82, 8, 62, 65.
  3.  Aristote, Métaphysique, 1078b23. Plutarque, Isis et Osiris, 56.
  4.  Venus et le pentagramme [archive]
  5.  Lucien, Pro lapsu inter salutendo, 5.
  6.  Jean-François Mattéi, Platon, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2005, p. 77.
  7.  G. Scholem, La kabbale, Gallimard, coll. « Folio essais », p. 547.
  8.  Jean-Michel Sallmann (dir.), Dictionnaire de la magie et des sciences occultes, Le livre de poche, 2006, p. 192.
  9.  Éliphas Lévi, Dogme et rituel de la haute magie (1854-1861), in Secrets de la magie, Robert Laffont, coll. « Bouquins », p. 60, 77-78, 82-83.
  10.  Omraam Mikhaël Aïvanhov (Michaël Ivanoff), Amour, Sagesse, Vérité, Éditions Izgrev, 1946, p. 60.