samedi 10 décembre 2016

JEAN DE LA FONTAINE ET LE JUDAISME par Bernard Rebouh


Je mets l'image qui a été choisie par celui qui a écrit (ou publié) cet article. Vous remarquerez le reflet du personnage de La Fontaine, vu en partie à  l'envers. La gnose raffole de ces reflets mais je ne sais pas encore ce qu'ils signifient.

Cet article sur la Fontaine et la kabbale juive, sauvegardé il y a un an, n'existe plus actuellement sur la page où je l'ai pris. Je donne cependant l'ancien lien : 

Voici l'article :

05/10/2014 14:04:52 

D’où Jean de La Fontaine a-t-il puisé son inspiration pour écrire autant de « fables » qui si justement décrivent des qualités ou des défauts si profondément humains ? Les éditions classiques ne manquent pas de citer Ésope, Phèdre et beaucoup d’autres. L’exemple qui suit ne doit pas manquer de surprendre. 

Résumé biographique : Naissance à Château- Thierry le 7 ou 8 juillet 1621. Mort à Paris le 13 avril 1695

Il a beaucoup écrit de textes brefs connus sous le nom de « fables ». On a pris l’habitude d’enseigner certaines fables aux jeunes enfants ce qui a accrédité l’idée que ces textes sont légers. En réalité ils expriment, sous une forme très accessible des réalités humaines profondes et fondamentales.

Mais, il faut en convenir, on n’accorde d’importance qu’à ceux qui s’expriment d’une façon hermétique, de manière à être compris que par une prétendue élite intellectuelle.

Ceux qui n’ont qu’à leur portée des expressions simples bien que profondes sont méprisés.

Il n’e demeure pas moins que le Fables de Jean de La Fontaine reflètent une connaissance profonde de l’âme humaine avec ses défauts et ses qualités. Nous vous proposons de relire la fable 

« LE LOUP ET LA CIGOGNE »

Les loups mangent gloutonnement,
Un loup donc étant de frairie
Se pressa, dit-on, tellement
Qu’il en pensa perdre la vie :
Un os lui demeura bien avant au gosier,
De bonheur pour ce loup, qui ne pouvait crier,
Près de là passe une cigogne,
Il lui fait signe ; elle accourt.
Voilà l’opératrice aussitôt en besogne.
Elle retira l’os ; puis pour un si bon tour,
Elle demanda son salaire.
« Votre salaire ? dit le loup :
Vous riez banne commère !
Quoi ? ce n’est pas encor beaucoup
D’avoir de mon gosier retiré votre cou ?
Allez, vous êtes une ingrate :
Ne tombez jamais sous ma patte »

Ce texte illustre magnifiquement, en peu de mots, l’orgueil, la suffisance, et la prétention des grands de ce monde sous quelque régime que ce soit. 
Dans la détresse ils rampent et supplient, puis enfin sauvés, ils ignorent leurs bienfaiteurs et essaient 
De nier leur action salvatrice.

Il rencontra un héron, à qui il demanda, moyennant salaire, de l’ôter de sa gorge. L’oiseau Introduisit sa tête dans le gosier du lion, retira l’os, puis réclama la rétribution convenue. « Hé ! l’ami, répondit le souverain, ne suffit-il pas d’avoir retiré ta tête saine et sauve de Ma bouche , qu’il te faille encore un salaire 
(cf : TALEILE OROT ; PERLES DE ROSEE – BERECHIT, page 235)

Dans le « Midrach raconte » on trouve un récit similaire (Béréchit, page 28) ; dans la paracha Toledot ; il y est question de Rabbi Yéhochoua ben Hanania, qui vivait à l’époque de l’oppression exercée par l’Empire Romain.

Conclusion : Nos oppresseurs sont souvent si féroces et si impitoyables qu’on en est réduit à se contenter du moindre mal que certains nous réservent, non par bonté, mais bien plutôt par une « faiblesse » irrationnelle, involontaire de leur part, qui, providentiellement peut être bénéfique pour le Peuple Juif. 

(Marseille 20 novembre 2011/ 23 Hechvan 5772) 

Bernard REBOUH 


Dans un autre article sur La Fontaine du site Pileface, on a la citation suivante :


"Jacques Forgeas, le scénariste, le décrit comme le héros des minorités : « L’une des chances de La Fontaine, explique-t-il, est d’avoir rencontré, tout au long de sa vie, des minorités qui se sont reconnues en lui : les protestants, les juifs, les femmes, les jansénistes. »"