lundi 21 mai 2018

Statistiques - mise en repos de la publication pour 15 jours



Souhaitant protéger l'anonymat de mes lecteurs, je ne vais pas donner de renseignements trop précis sur les pays qui visitent ce blog. Je n'ai d'ailleurs pas accès à l'IP de mes lecteurs et ne connais pas leur identité le plus souvent, sauf pour quelques-uns uns d'entre eux, très rares, dont je sais qu'ils habitent dans des pays peu couramment liés avec la France et qui m'ont écrit par ailleurs en me disant où ils résidaient. 

Je ne vois, dans la partie "statistiques" de mon blog, que les noms des pays qui se connectent et les articles qui sont lus. Je peux voir quels pays m'ont le plus lue sur des durées de temps différentes : sur toutes les périodes, depuis un mois, depuis une semaine, depuis un jour et depuis deux heures.

Répartition des pages lues

Depuis bientôt 3 ans, exactement la moitié des pages lues de mon blog vient de la France. L'autre moitié est partagée entre différents pays, très variés et nombreux. Tous les continents sont représentés mais pas de façon égale : sur toutes les périodes, l'Europe vient en tête, avec 5 pays. Puis vient l'Amérique du Nord, puis l'Asie. L'Afrique était jusqu'à présent la dernière, derrière l'Amérique du Sud, mais à présent, l'Amérique du Sud est largement dépassée par l'Afrique, qui arrive en force depuis quelques mois, avec des lecteurs réguliers de plusieurs pays d'Afrique Noire et également du Maghreb. Certains de ces pays sont même en train de supplanter des pays d'Europe. 

Prier le dimanche

Il y a une chose qui m'a mise en consolation, hier, dimanche matin, c'est que j'ai vu que certains de mes lecteurs cliquaient sur la prière à réciter le dimanche. Je veux dire à mes lecteurs chrétiens non gnostiques que je suis en union avec eux et qu'ils soient forts, ne perdent pas confiance, même s'ils se sentent seuls. Jésus nous aime et ne permettra pas que ne tombe un seul cheveu de notre tête sans sa permission.

Petit temps d'arrêt de 15 jours

J'ai beaucoup de travail en ce moment et je vais devoir ne pas publier pendant 15 jours, sauf urgence imprévue, ce qui est peu probable. Je dis : "à bientôt" à mes fidèles lecteurs. Nous avons encore énormément de choses à découvrir et à faire ensemble. Ces trois ans de combat sont le début d'une aventure qui va durer, je l'espère, plusieurs décennies.

Vocation chrétienne

Il faut un blog chrétien non gnostique qui défende la foi chrétienne de façon non mensongère, un blog qui fasse aimer Jésus et démasque Isis-Horus et ceux des gnostiques qui sont méchants, tout en convertissant ceux qui sont de bonne volonté et seraient chrétiens, s'ils savaient que l'Immaculée conception-Isis approuvait la pédophilie et tous les crimes. Ma vocation est de dire la vérité contre les gnostiques qui se réclament de la "vérité" (la "vérité" est Isis, en langue des oiseaux) en mentant tous les jours, en faisant croire qu'ils sont chrétiens. 

Prières

Je réclame les prières de mes lecteurs non gnostiques pour que je reste fidèle à Jésus et ne fasse pas de bêtises. Je compte vraiment sur vos prières, mes amis. Dites s'il vous plaît : "Jésus, obtenez à In Domino Speravi la grâce de faire toujours votre volonté."

samedi 19 mai 2018

Mickey récupéré par les LGBT : Hypocrisie scandaleuse des catholiques kabbalistes traditionalistes


Logo Mickey pro-LGBT



Les relations d'amour trinitaire entre le Père et le Fils et la réforme liturgique ayant fait suite à Vatican II (rite n°4 me semble-t-il, symbolisé par Harry Potter-Jésus et Voldemort-Jahvé) sont symbolisés par l'homosexualité, en gnose. 



Le symbole de Mickey étant le symbole de Jésus-hostie, il a été récupéré récemment de façon blasphématoire par Disney pour promouvoir l'homosexualité car Jésus continue à être aimé par une bonne partie de la population et considéré comme quelqu'un de gentil et d'inoffensif. Or, pour faire aimer l'homosexualité au monde, celle-ci doit être présentée comme étant composée de personnes gentilles et inoffensives, ne faisant de mal à personne, ne demandant qu'à vivre en paix leur "amour" mutuel. Jésus est donc la personne idéale, pour ces vicieux, pour faire la promotion de l'homosexualité. 


Nous étudierons plus tard ce qu'il en est réellement de l’innocuité de l'homosexualité. Il y a certes des homosexuels inoffensifs, mais Nordahl Lelandais, par exemple, est homosexuel. Ce qu'il sera intéressant à étudier plus tard, c'est la proportion officielle de délinquance dans cette catégorie de la population, par rapport à la partie hétérosexuelle de la population. Est-elle identique ou largement supérieure ? 

Mais ce n'est pas ici le sujet de cet article. Le problème qui est posé actuellement, c'est la réaction de la gnose catholique traditionnelle au sujet de l'emploi de Mickey-Jésus pour promouvoir le mouvement LGBT : ces hypocrites,  parfois homosexuels, protecteurs de pédophiles et parfois pédophiles eux-mêmes ont le culot d'imputer à Jésus, qu'ils nomment "Mickey", la responsabilité du mouvement LGBT. Ils sous-entendent dans leurs articles que Jahvé promeut l'homosexualité et que c'est le Sacré-Cœur-Horus qui la condamne ! J'en suis estomaquée et réconfortée en même temps car je m'aperçois que pour qu'ils osent écrire publiquement de telles énormités, cela signifie que leurs ouailles gnostiques sont bien moins initiées à la gnose que je ne le pensais et qu'il y a peut-être même une proportion de chrétiens non gnostiques supérieure à celle que je pensais chez les catholiques traditionnels. Par contre, leur hypocrisie est tellement répugnante que je ne sais pas comment ils pensent pouvoir aborder sereinement le jugement. Dieu les damnera sévèrement pour avoir osé lui imputer ces péchés tout en les approuvant secrètement.

Aux gnostiques à l'esprit christique, je dis que celui qui a brûlé Sodome et Gomorrhe est Jahvé, le dieu non gnostique qui combat Isis-Horus. Celui qui dit que l'homosexualité est un péché grave est celui que Jésus, mort sur la croix et incarné dans l'hostie, nomme son Père. Ce n'est pas Horus. 

La sodomie a toujours été répandue dans la gnose et a toujours été aimée d'Isis, d'Horus et des autres démons. Mirabeau, un gnostique bien initié moins hypocrite de d'autres, a décrit complaisamment ce vice dans un livre pornographique que je déconseille d'aller lire, tant pour le texte que pour les gravures qui incitent au péché. 

Si l'on pense que Mirabeau était un horrible franc-maçon mais que l'Immaculée Conception-Isis condamne ces pratiques, alors il faut étudier l'histoire des religions. Puisque les prêtres gnostiques que les gnostiques à l'esprit christique adulent, enseignent que "Dieu" (c'est-à-dire, en langue des oiseaux, Horus/Isis-Astarté-Ishtar) ne change pas, je conseille aux gnostiques christiques traditionnels d'étudier les pratiques sexuelles des religions anciennes révérant ces dieux.

Wikipédia enseigne que "la prostitution sacrée masculine [était] pratiquée dans le culte de la déesse Ishtar qui est d'aspect hermaphrodite." Le même article enseigne que l'homosexualité était reconnue en Egypte. On peut le prouver par des inscriptions sur des tombes antiques, où des homosexuels sont loués. L'homosexualité était pratiquée au niveau royal chez les Perses ou par Alexandre le Grand. Qui ces gens-là adoraient-ils ? Les mêmes démons que les catholiques gnostiques adorent depuis 1700 ans. 

Les gnostiques à l'esprit christique doivent comprendre que leurs chefs religieux se moquent d'eux en leur mentant effrontément. Celle qui se fait appeler l'Immaculée Conception ou ND de Fatima approuve l'homosexualité car lorsqu'elle se présente sous les traits d'Ishtar, elle l'organise comme partie intégrante de son culte. Mon conseil est de cesser de lire des livres de fausse spiritualité du style Les gloires de Marie du faux "saint" Alphonse de Liguori et d'aller fouiner dans les religions anciennes pour voir ce que pense réellement le démon isiaque, puisque nous savons qu'il ne change pas. 

Après cela, les gnostiques à l'esprit christique pourront-ils continuer de faire confiance à leurs menteurs de chefs ? J'espère bien que non. J'affirme que ces ecclésiastiques approuvent en réalité la progression du mouvement LGBT et qu'ils ne font semblant de s'y opposer que par hypocrisie, pour asseoir leur couverture de fausse moralité, et pour continuer à légitimer ainsi leur culte sacrilège par une vie soi-disant vertueuse. 

S'il y a une chose que je voudrais que mes lecteurs gnostiques à l'esprit christique retiennent de cet article, c'est que la gnose, particulièrement la gnose catholique traditionnelle, fait systématiquement endosser à Jahvé la responsabilité des péchés qu'elle organise et approuve secrètement, afin de le faire détester par les gnostiques à l'esprit christique vertueux. Quand les bons gnostiques auront découvert cela, il faudra en tirer les conséquences, se convertir, et quitter ces horribles.

Cet article de Wikipédia recèle beaucoup d'informations précieuses donc je le sauvegarde ci-dessous :


Homosexualité dans l'Antiquité


Éraste et Éromène échangeant un baiser, médaillon d'une coupe du Peintre de Briséis, musée du Louvre.
Le terme « homosexualité » datant de la deuxième moitié du xixe siècle1, on s'est demandé dans quelle mesure l'opposition homosexualité/hétérosexualité peut validement être utilisée pour étudier les époques antérieures, en particulier pré-modernes. Le courant essentialiste considère que ces deux catégories existent de manière implicite dans toutes les sociétés, alors que pour le courant constructionniste, il s'agit d'une construction culturelle occidentale qui ne peut s'appliquer qu'après le xixe siècle2.
Le modèle historique le plus communément accepté sur la base des travaux de Kenneth Dover (1920-2010) et de Michel Foucault (1926-1984), affirme que le concept d'homosexualité n'existe pas dans l'Antiquité : les relations sexuelles ne sont pas définies selon des critères biologiques (identité ou différence sexuelle des partenaires) mais selon des critères sociaux, à savoir l'adéquation entre l'usage d'autrui pour le plaisir charnel et sa place dans la structure sociale3. Cette théorie, comme son corollaire, reste contestée4 par des universitaires.

Pratiques homosexuelles dans les civilisations antiques[modifier | modifier le code]


Bustes d'Alexandre (à gauche) et de son amant Héphaestion (à droite)

Empire perse[modifier | modifier le code]

Dans l'Empire perse, les pratiques homosexuelles sont largement attestées, surtout entre un homme adulte et un eunuqueQuinte-Curce indique ainsi qu'ils sont « habitués, eux aussi, à servir de femmes. »5 On connaît en particulier les amours des Grands Rois et de leurs eunuques favoris : ainsi de Darius III et du jeune Bagoas, qui sera également l'amant d'Alexandre le Grand6, ou d'Artaxerxès IIet du jeune Tiridatès7. Alexandre le Grand est également lié à Héphaestion, général macédonien, décrit comme son amant. Les textes assyriens relatent aussi la prostitution sacrée masculine pratiquée dans le culte de la déesse Ishtar qui est d'aspect hermaphrodite.

Dans l'Égypte antique[modifier | modifier le code]


Fresque représentant Khnoumhotep et Niânkhkhnoum

Statue égyptienne de Idet et Ruiu
Différents manuscrits ont été découverts sur des philtres d'amour destinés à capter et à faciliter l'amour entre femmes. D'autres sont des chants d'amour destinés à des partenaires de même sexe8. Différents textes nous montrent aussi que certains pharaons (comme Pépi II et son général "bien-aimé" qu'il allait rejoindre la nuit) entretenaient des relations particulières avec leurs chefs des armées9. Dans la mythologie égyptienne, le dieu Seth10 avait séduit son neveu Horus et l'avait attiré dans son lit pour le ridiculiser d'avoir tenu le rôle passif devant les autres dieux (les dieux comme les aristocrates se devaient d'avoir un rôle actif)11. Il est aussi fait référence à l'union homosexuelle de dieux et de déesses. L'homosexualité est acceptée et ne semble interdite dans aucun texte de loi, par contre le viol homosexuel est condamné et un manuscrit à ce sujet a été trouvé. En 1964, les archéologues12 découvrent sur le site funéraire de Saqqara une tombe de deux hommes serviteurs royaux, Khnoumhotep et Niânkhkhnoum, présentés parfois comme des amants ou des frères (reste à faire l'étude génétique), ayant cohabité dans leur vie antérieure avec leurs familles respectives. Dans la tombe se trouve une fresque les représentant dans une scène intimiste et tendre durant leur vie. Khnoumhotep et Niânkhkhnoum, sont souvent proposés comme modèle controversé de couple dans l'iconographie homosexuelle. Néanmoins la tombe porte l'épitaphe suivante : « Khnoumhotep et Niânkhkhnoum ont vécu ensemble et se sont aimés avec passion »13.

En Israël antique[modifier | modifier le code]

Les peuples ayant précédé Israël semblent avoir pratiqué la prostitution féminine et masculine rituelle au service de Baal ou Ba'al (hébreu : בָּעַל, Báʿal, qui signifie seigneur) et d'Astarté ou Ashtarot (עשתרת) en hébreu, et la Bible condamne les pratiques idolâtres14Babylone est qualifiée de "prostituée". Sous le règne de Roboam, fils de Salomon, les textes rapportent que la prostitution masculine était officielle dans le pays9. La condamnation du Lévitique15 ne semble concerner que les relations entre hommes et aucune mention n'est faite aux femmes. En dehors de cette source unique, la Bible (Ancien Testament) n’aborde jamais la question des rapports homosexuels. [ndlr. C'est faux : il y a l'histoire de Sodome et Gomorrhe]. Selon John Boswell, l'hostilité et les préjugés du judaïsme face aux pratiques liées à l'homosexualité pourraient s'expliquer par leur lien avec des rituels liés au paganisme et la prostitution sacrée16. [ndlr Blog Avec Jésus et Marie : Attention, le passage qui va suivre est mensonger. L'amité de David et Jonathan est un symbole du culte gnostique. Les gnostiques à langue de vipère qui diffusent cela n'y croient pas.] Néanmoins les textes bibliques évoquent aussi la tendre amitié qui unit le deuxième roi d'Israël David (Bible) à Jonathan (Bible) (en hébreu: יְהוֹנָתָן / יוֹנָתָן "celui que Dieu a donné") fils de Saul : « Or il advint que l'âme de Jonathan se lia à l'âme de David et que Jonathan l'aima comme lui-même »17. Après la mort de ce dernier au combat, David se plaint : « Je suis en détresse à cause de toi, mon frère Jonathan, tu m'étais très cher, ton amour était pour moi plus merveilleux que l'amour des femmes »18. Les pratiques homosexuelles semblent bien avoir existé comme le rapporte l'historien Juif Flavius Josèphe en parlant des religieux Zélotes (en grec : ζηλωτής zelotes ; קנאים ou Qiniim en hébreu) révolutionnaires lors de la résistance désespérée de Jérusalem assiégée par les Romains :
« Parmi les Zélotes, le contingent des Galiléens se distinguait par son imagination dans le mal et son audace… Leur désir de pillage était insatiable et ils n'arrêtaient pas de perquisitionner dans les riches demeures ; l'assassinat des hommes et le viol des femmes était leur amusement ; ils dévoraient leurs dépouilles arrosées de sang et, ne sachant qu'inventer, prenaient sans vergogne les mœurs des femmes, arrangeaient leurs cheveux avec soin, portaient des vêtements féminins, s'inondaient de parfums et se faisaient les yeux pour rehausser leur beauté. Non contents d'imiter la coquetterie des femmes, ils prenaient leurs passions et ils imaginaient des amours contre nature. Ils se vautraient dans la ville comme dans un bordel et souillaient la cité tout entière de leurs actions impures. Mais, avec une apparence de femme, ils avaient un bras d'assassin et, s'approchant avec une démarche lascive, ils se transformaient brusquement en guerriers, tiraient leur glaive de dessous leur robe fine et colorée, et transperçaient qui ils rencontraient19. »

En Grèce antique[modifier | modifier le code]


Amphore grecque, scène amoureuse, Musée de Munich.
La distinction entre homosexualité et hétérosexualité est inconnue au sein de la Grèce antique où les individus sont spontanément bisexuels, avec plus ou moins des préférences individuelles. Plutarque dit à cet effet : «…celui qui aime la beauté humaine sera favorablement et équitablement disposé envers les deux sexes, au lieu de supposer que les hommes et les femmes diffèrent sous le rapport de l’amour comme sous celui du vêtement ». Les hommes prennent exemple sur les dieux : « Zeus approcha le divin Ganymède sous la forme d'un aigle, sous celle d'un cygne la blonde mère d'Hélène. Il n'y a pas de comparaison entre deux choses; certains aiment l'une, certains aiment l'autre ; j'aime les deux »20.
Pour Zénon de Cition, le fondateur de l'école stoïcienne, il faudrait choisir ses partenaires sexuels non pas en fonction de leur sexe ou de leur genre, mais en fonction de leurs qualités personnelles21.
Les témoignages antiques sur la pédérastie grecque qui sont à distinguer de l'idée moderne de la notion d'homosexualité, sont relativement contradictoires et difficiles à interpréter : elle est tantôt présentée comme une institution reconnue de formation des élites, tantôt comme un ensemble de pratiques sexuelles honteuses méritant la mort, tantôt comme une relation chaste et spirituelle, tantôt comme une pratique avant tout fondée sur le plaisir sexuel22. Ce modèle sexuel et éducatif a vécu très longtemps : de l'époque minoenne (2700 av. J.-C.) à la chute de l'Empire romain occidental (ve siècle apr. J.-C.)23.

Sappho de Lesbos, d'après une peinture de 1904 parJohn William Godward.
Le bataillon sacré24 (en grec ancien ἱερὸς λόχος / hiéros lokhos) à Thèbes donne l'exemple d'un corps d'élite de combattants composé uniquement de couples d'hommes soudés par l'amour et qui se couvre de gloire pendant plus de 30 ans. Il aurait été un corps d'élite de 300 hommes, créé selon Plutarque25 par le commandant thébain Gorgidas (en grec ancien : Γοργίδας) : « le Bataillon Sacré avait été, dit-on, créé par Gorgidas. Il l'avait composé de trois cents hommes d'élite dont la cité prenait en charge l'entrainement et l'entretien, et qui campaient dans la Cadmée : c'est pourquoi on l'appelait le bataillon de la cité26. »
Le Bataillon Sacré est formé de 50 couples d'amants27 : Plutarque notait que « selon certains », il était composé de 150 couples d'hommes, ce qui représenterait l'origine de la formation du binôme en matière de tactique de combat.
Par ailleurs, les Grecs considéraient également que leurs ennemis perses, ou d'autres peuplades de l'est auxquelles ils s'opposaient militairement, partageaient un mode de vie bisexuel28.
Au viie siècle av. J.-C., sur l'île de Lesbos, Sappho chante les amours entre femmes mais déjà au viiie siècle av. J.-C.Homère29 relate les explois des viriles Amazones, un peuple de femmes qui s'administraient sans hommes à l'époque de la Guerre de Troie. La tradition les situe en Thrace, en Scythie ou dans la région du CaucasePlaton les rattache aux Sarmates, un peuple proche de la mer NoireJustin30 précise qu'« elles prennent les armes, éloignent d’abord l’ennemi des frontières et l’attaquent bientôt jusque chez lui. Elles renoncent au mariage qu’elles appellent une servitude et, avec une audace dont l’histoire n’offre pas d’autre exemple elles agrandissent leur empire, sans le secours des hommes et le défendent en les méprisant ».

Chez les Celtes et les Gaulois[modifier | modifier le code]


Gaulois prisonnier de Rome. Marbre romain (230-220 av. J.-C.)
L'essayiste Didier Godard affirme que « la civilisation celtique se caractérise par une liberté sexuelle dont participent les amours de même sexe31[réf. insuffisante] ». La notion de péché n'existe pas dans le monde celtique et les mœurs sont très libres au sein d'une société dominée par le système matriarcal32. La nudité est naturelle et les soldats combattent souvent nus et entretiennent des relations amoureuses entre eux. Nous n'avons pas de témoignages directs car les Celtes ne connaissaient pas l'écriture mais des témoignages d'auteurs grecs comme Aristoteou Diodore de Sicile. Les auteurs nous décrivent des amours masculines multiples33 et «… ils s'étonnent, d'une façon inattendue, compte tenu de leurs propres traditions, de l'importance des amours masculines dans cette civilisation. Ils nous apprennent que, chez les peuples celtes, les hommes aiment s'ébattre à trois sur des peaux de bêtes34,35, et que leur goût pour ces pratiques les amène à négliger leurs femmes, pourtant très jolies ; ou encore qu'ils proposent volontiers leurs faveurs à d'autres hommes et s'estiment offensés par le refus, ce qui semblerait indiquer qu'il ignorent le discrédit attaché dans d'autres sociétés, par exemple chez les Scandinaves, à l'homosexualité passive »36[réf. insuffisante]. Les travaux de Bernard Sergent montrent que les Celtes partagent avec les Grecs la tradition de pédérastie initiatique jugée indispensable à la formation du jeune guerrier37. Selon Aristote38 encore, les Celtes approuvent les jeux amoureux masculins : la civilisation celte ne connait pas la répression sexuelle.

Dans la civilisation des Étrusques[modifier | modifier le code]

Timée nous décrit les Étrusques comme un peuple voluptueux où n'existe pas de différence entre femmes et hommes. L'historien Théopompeajoute qu'il est normal chez ces populations de mettre les femmes en commun et que l'union était permise entre personnes de même sexe39. L'érudit Athénée de Naucratis nous décrit des jeunes gens s'offrant librement et à la vue de tous et sans réserve à d'autres hommes40. Les fouilles archéologiques ont mis au jour de nombreuses fresques montrant des rapports amoureux entre deux hommes comme la Fresque de la Tombe du Plongeur et la Tombe des Taureaux qui montre un acte sexuel entre deux hommes.

Dans la Rome antique[modifier | modifier le code]

À Rome, les pratiques sexuelles doivent correspondre à certains usages sociaux. On ne parle pas d'homosexualité ni d'hétérosexualité car ces définitions n'avaient pas cours à l'époque. Les Romains sont bisexuels sans état d’âme. Certaines pratiques sont dites « contre natures », c'est-à-dire contraires aux usages sociaux mais elles ne couvrent pas la notion d'homosexualité. Un esclave doit se soumettre aux désirs de son maître et l'affranchi doit rendre moralement ce service de complaisance à son ancien maître. Le citoyen romain se doit d'être dominateur et donc sexuellement actif. Ce qui est vu comme problématique de ce point de vue pour un citoyen romain est d'être passif. L'homme d'état Cicéron a une femme et un fils, mais aime bien mieux les charmes de Marcus Tullius Tiro son jeune secrétaire esclave affranchi favori[réf. nécessaire]. Le philosophe Sénèque résume ainsi la vision romaine de la sexualité : « de plus, s'il est normal pour un jeune homme d'être passif dans la relation, la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l’affranchi, un service »41. Le poète romain Catulle écrit au sujet du beau Juventius dont il est épris : « Si sur tes yeux doux comme le miel, Juventius, on me laissait mettre sans relâche mes baisers, j'en mettrais jusqu'à trois cent mille sans me sentir jamais rassasié »42Jules César est surnommé « le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris »43. Cicéron rapporte ainsi l'accueil du roi Nicomède IV de Bythinie qui tombe amoureux du jeune ambassadeur César : « il donna l’ordre à ses gardes de conduire César dans sa propre chambre et de le coucher sur son lit d’or revêtu de pourpre ».

Coupe Warren, deux hommes faisant l'amour (ier siècle av. J.-C.).
Au temps de l'Empire romain, les pratiques sexuelles deviennent plus libres. Néron prendra publiquement l'un de ses esclaves Sporus comme époux. Sporus, après le suicide de Néron, vivra avec Othon (empereur romain). L'empereur Hadrien aime d'amour Antinoüs, un jeune Grec originaire de Bithynie et qui l'aime en retour. Après la noyade de son amant dans le Nil44, Hadrien l'élèvera au rang des dieux en faisant ériger un temple et une ville en sa mémoire. Pendant plus de 200 ans on célèbre dans tout l'Empire des fêtes en la mémoire d'Antinoüs. Plus tard, l'empereur Héliogabale qui préférait le rôle passif, «… exila le juriste qui proposait de punir les citoyens coupables du même comportement »45.
Après dix siècles de liberté sexuelle au sein de la Rome antique, l'un des premiers empereurs romains chrétiens, saint Théodose proclame le 6 août 390 un édit condamnant à mort par l'épée les passifs (un « homme s'accouplant comme une femme » selon le Code de Théodose46). Ce passage vers une répression directe de certains rapports sexuels doit être replacé dans le contexte de l'apparition et de l'affirmation du christianisme à la fin de l'Empire romain. Cette mentalité a été préparée par les courants néo-platoniciens et stoïciens qui posent la contradiction entre la chair et l'esprit, condamnent le plaisir en soi et prônent la tempérance. Progressivement la relative liberté en la matière disparaît. Le christianisme de persécuté devient persécuteur : les lois du saint empereur byzantin Justinien avec celles de Théodose sont les premières du genre à prévoir le bûcher pour de tels actes.
La montée en puissance du christianisme à la chute de l'Empire romain sanctionne une révolution dans l'histoire des relations entre les hommes : émerge une attitude sociale, la morale chrétienne, toujours plus stricte à l'égard de la sexualité et de l'érotisme en général. Elle s'opposera de manière toujours plus virulente à l'hédonisme du monde antique gréco-romain et en précipitera la fin.

Pertinence de la catégorie « Homosexualité » appliquée à l’Antiquité[modifier | modifier le code]

Régis Révenin présente ainsi les deux thèses en conflit47 :
« deux catégories : les constructionnistes ou nominalistes (très majoritaires) et les essentialistes ou réalistes, dont le plus fameux représentant fut John E. Boswell. (…) les essentialistes considèrent que les catégories « homosexualité », « hétérosexualité » servent à refléter une réalité atemporelle et universelle. Ces catégories existent dans la Nature et les êtres humains n’ont fait que reconnaître cet ordre réel et lui accorder un nom ; elles seraient ainsi le fruit de la découverte humaine et non de l’invention humaine. À l’inverse, la position constructionniste prétend que ces catégories n’ont pas toujours existé et qu’elles ont de toute façon évolué au fil des siècles. (…) L’homosexualité largo sensu a évidemment existé avant l’invention et la diffusion du mot « homosexualité » dans la seconde moitié du xixe siècle, mais l’homosexualité stricto sensu, définie comme étant l’une des formes historiques qu’ont revêtues les relations sexuelles et/ou affectives entre hommes à la fin du xixe siècle, mettant en exergue une « identité » sexuelle nouvelle et spécifique soumise au pouvoir discursif de la médecine, de la police, de la justice et de l’Église, est très vraisemblablement née au xixe siècle. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1.  Il apparaît pour la première fois sous forme imprimée en allemand (Homosexualität), en 1869, dans un pamphlet de Karl-Maria Kertbeny, puis en anglais (homosexuality) vingt ans plus tard. Halperin, p. 15.
  2.  Halperin, p. 41.
  3.  Voir en premier lieu l'ouvrage classique de Michel FoucaultHistoire de la Sexualité, volumes 2 et 3.
  4.  Essentiellement par John Boswell, notamment dans Boswell (1994) et plus récemment par Davidson (2007).
  5.  Quinte-Curce, Histoire d'Alexandre le Grand, VI, 6, 8.
  6.  Quinte-Curce, VI, 5, 22.
  7.  ÉlienHistoires variées [lire en ligne [archive]], XII, 1.
  8.  L'égyptologiste américain Greg Reeder, divers numéros de KMT, a modern journal of ancient Egypt.
  9. ↑ a et b Patrick Banon, Tabous et interdits, Acte Sud.
  10.  Sur l'homosexualité de Seth : Colin Spencer, Histoire de l'homosexualité, p. 36-37, Pocket, 1999 ; George Hart, Mythes égyptiens, p. 64-66, Seuil, 1993.
  11.  Deux sources : 1° le papyrus de Lahun / Kahun (du Moyen Empire égyptien), où Seth interpelle Horus en vantant la belle croupe de ce dernier, à la suite de quoi Horus raconte à Isis que Seth veut le prendre sexuellement ; 2° l'autre papyrus annoncé seulement en 1977 et publié en 2001 (un des textes inédits, datant de la Ve dynastie, trouvé dans l'antichambre de la pyramide de Pépi Ier), où Seth et Horus sont décrits en toutes lettres comme se sodomisant mutuellement.
  12.  Thomas A. Dowson, "Archaeologists, Feminists, and Queers: sexual politics in the construction of the past". In, Pamela L. Geller, Miranda K. Stockett, Feminist Anthropology: Past, Present, and Future, p. 89–102. University of Pennsylvania Press 2006, (ISBN 0-8122-3940-7).
  13.  Deux ouvrages écrits par Ruth Schumann-Anthelme, professeur à l'école du Louvre et chercheur au CNRS : 1° Les secrets d'Hathor : amour, érotisme et sexualité dans l'Égypte pharaonique, éditions du Rocher, 1999 ; 2° Dictionnaire illustré des dieux de l'Égypte, éditions du Rocher, 2003.
  14.  Juges, 2, 11-13.
  15.  Lévitique, 20, 13 (traduction L. Segond) : "Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable
  16.  John Boswell, Christianisme, tolérance sociale et homosexualité, Gallimard, 1985, page 140
  17.  Samuel I, 18, 1
  18.  Samuel I, 1, 19-27
  19.  Flavius Josèphe, Guerre Juive, IV, IX, traduction Pierre Savinel, p. 403-404, Collection « Arguments » (1977), (ISBN 978-2707301352)
  20.  AP I, 65, traduction (anglais) de William Roger Paton
  21.  Élisabeth BadinterXY, De l'identité masculine (1992), p. 130
  22.  Davidson, p. 1.
  23.  (Brisson, 2007), p. 60
  24.  "The Theban Sacred Band". The Ancient World, XXIII.2, (1992), p. 3-19.
  25.  Plutarque (vers 46 / vers 125), Vie de Pélopidas, XVIII, 1
  26.  Extrait de la traduction d'A.-M. Ozanam pour les éditions Gallimard, 1991.
  27.  Notes sur Le Banquet, Folioplus, p. 18
  28.  (en) Robert Cowley, Bar, Noel Geoffrey Parke, The Reader's companion to military historyp. 177
  29.  L'Illiade, III, 182.
  30.  Livre II, 4.
  31.  Didier Godard, Deux hommes sur un cheval, H&0, 2003
  32.  Robert Graves, les Mythes celtes, la Déesse blanche, éditions du Rocher, 2007.
  33.  Jean Markale, Amour et sexualité chez les Celtes, éditions du Relié, 2012.
  34.  (en) Borris KennethSame-Sex Desire in the English Renaissance: A Sourcebook of Texts, 1470-1650, Routledge,  (ISBN 0815336268lire en ligne [archive]), pp.211
  35.  (en) Wayne R. DynesEncyclopedia of Homosexuality, Garland Pub.,  (ISBN 1410206203lire en ligne [archive])p. 209
  36.  Pierre Godard, l'homosexualité chez les Celtes: Une société sans péché ni tabou.
  37.  Bernard Sergent, Celtes et Grecs I & II, bibliothèque scientifique Payot.
  38.  Aristote, la politique, II, 1269b.
  39.  Théopompe, Histoires, Livre XLIII.
  40.  AthénéeDeipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne [archive]], XII, 1.
  41.  Sénèque, Controverses.
  42.  Catulle, Carmina, 48.
  43.  Suétone et aussi Curion l'Ancien, Jules César, 49, 51-52.
  44.  Spartianus, Hadrien, 14, 5
  45.  John Boswell, Christianisme, tolérance sociale et homosexualité, p. 110, Gallimard (1985) (ISBN 2-07-070040-2)
  46.  Codex Theodosianus 9.7.3 (4 décembre 342), introduit par les fils de Constantin en 342.
  47.  Régis RéveninHomosexualité et prostitution masculines à Paris : 1870-1918, Paris, L’Harmattan (ISBN 978-2-7475-8639-9)p. 9-10.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique :
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    • « L'Homosexualité à Rome », L'Histoire 30 (1981), p. 76-78.
  • Michel FoucaultHistoire de la sexualité II. L'usage des plaisirs, et III. Le souci de soi, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 1984.
  • Bernard Sergent :
    • L'homosexualité dans la mythologie grecque, Payot, coll. « Bibliothèque historique », 1985.
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    • Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens, Payot et Rivages, Paris, 1996.
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  • Dominique FernandezLe rapt de Ganymède, Grasset, 1989.
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  • Jean Markale, Amour et sexualité chez les Celtes, (Broché), 251 pages, éditeur : Éditions du Relié (3 octobre 2005), collection : Poche (relié), langue : français, (ISBN 978-2354900700).
  • Paul Veyne Sexe et pouvoir à Rome, préface de Lucien Jerphagnon, Paris, Tallandier, 2005. Recueil d'articles précédemment publ. dans la revue L'Histoire (1978-2004). (ISBN 2-84734-244-3) ; rééd. dans la collection « Points-histoire », 2007. (ISBN 978-2-7578-0420-9)
  • Sandra Boehringer, L'Homosexualité féminine dans l'Antiquité grecque et romaine, préface de David Halperin, Paris, Les Belles Lettres, 2007.
  • (en) James Davidson, The Greeks and Greek Love, Orion Books, 2007.
  • Luc Brisson« Introduction », dans PlatonLe Banquet, Paris, Flammarion, 5e éd.
  • Homosexualité. Aimer en Grèce et à Rome, textes réunis et présentés par Sandra Boehringer avec la collaboration de Louis-Georges Tin, précédés d'un entretien avec Jean Allouch, Paris, Les Belles Lettres, collection "Signet", 2010.
  • Cyril Dumas, J.-M. Baude, L'érotisme des Gaules, musées des Baux, 150 p. en couleurs (ISBN 2-9525039-0-7).